Quand vous prenez un bouquet dans un kiosque FLWR à 19h, il a été composé douze heures plus tôt. Voici ce qui s'est passé entre-temps.
5h. L'atelier est ouvert. Les fleurs sont arrivées la veille au soir, en direct de nos producteurs. Françaises pour la plupart, européennes quand la saison l'exige. Pas de Colombie, pas de Kenya, pas de roses sous cellophane venues par avion cargo. Des pivoines du Var, des delphiniums de Bretagne, des graminées de Touraine.
6h. Les tiges sont recoupées, conditionnées, hydratées. Notre directrice artistique a défini les compositions de la semaine : 4 à 6 créations, pas une de plus. Ce n'est pas un catalogue. C'est un parti pris. Chaque bouquet est graphique, construit, pensé comme une pièce. Pas comme un assortiment.
7h. Les bouquets sont assemblés. Chaque composition reçoit son vase en carton recyclable pré-rempli d'eau et son étui papier. C'est prêt à emporter, prêt à offrir. Rien à ajouter.
8h. Le réassort commence. Les bouquets partent vers les 5 kiosques parisiens, en vélo cargo. Palais des Congrès, Belles Feuilles, Passy Plaza, Passage du Havre. Les kiosques sont réfrigérés, humidifiés, prêts. Température contrôlée, hygrométrie stable. Les fleurs ne bougent pas de la journée.
Et quand un kiosque se vide en cours de journée ? Un second passage est prévu. Les créations qui ne sont pas vendues en fin de journée sont retirées. Jamais de bouquets fatigués, jamais de fleurs de la veille.
C'est ça, un fleuriste artisan à Paris. Sauf que le nôtre ne ferme pas à 19h.